• article du JIR du 16janvier 2012

     

     

     

    L’équitation autrement

    C’est dans les hauts de Saint-Paul, à Tan Rouge, que le club l’Île aux poneys a jeté son dévolu pour rompre avec la méthode traditionnelle d’enseignement de l’équitation.

     

    TAN-ROUGE. Saint-Gilles-les-Hauts, Tan Rouge précisément. Dans un site luxuriant, les Ecuries du Finca hébergent des chevaux de particuliers. Depuis le mois d’octobre, ces quatre hectares accueillent également l’Île aux poneys, club créé par Helga Muller. En décembre 2010, c’est avec peine qu’elle apprenait son licenciement d’une structure installée à la Possession. La propriétaire des lieux a vendu son bien, élèves et moniteurs se sont retrouvés sur le carreau. Mais pas de regret pour Helga, qui a su rebondir et dispenser son idéal de l’enseignement équestre.

    "C’était l’usine avant. Je n’y trouvais plus mon compte, j’ai saturé. On privilégiait la quantité au détriment de la qualité", lâche-t-elle. Le business primait, les cours s’enchaînaient, ne laissant que très peu de place au contact avec l’animal. Ici, dans ce coin reculé, apprendre l’équitation ne signifie pas seulement maîtriser sa monture.

    C’est un ensemble, un état d’esprit que la passionnée s’applique à transmettre. "Je veux que les enfants prennent du plaisir avec les chevaux, et pas qu’ils le considèrent comme un jouet. Ça doit être leur copain pour jouer avec", indique-t-elle.

    Des poneys à l’école

    Un cours dure au minimum quatre heures, affichant cette volonté d’aller au-delà de la stricte technique. "On a le temps de dire bonjour aux poneys, de les caresser", poursuit la monitrice. Une ambition pas vraiment compatible avec l’esprit de compétition. Aussi, les élèves sont regroupés par âges et non par niveaux. Dans des stages d’une journée ou deux, également proposés. L’occasion d’apprendre les règles de la vie en communauté. Ce club présente encore la particularité de s’intéresser à l’attelage. Une discipline qu’apprécie beaucoup la cavalière, une des rares compétentes à la matière que compte l’île.

    "Je suis tombée dedans", plaisante-t-elle. Avant d’évoquer l’intérêt de cette pratique : "C’est très convivial. Cela permet d’amener des gens qui ne connaissent rien aux chevaux". D’autres, qui n’ont pas ou plus les capacités de se mettre en selle, peuvent approcher la bête au plus près. "Cette pratique est très timide pour l’instant. J’aimerais qu’elle prenne de l’essor", poursuit-elle. Force est de constater que la monitrice ne manque pas d’inspiration pour décloisonner sa passion et ouvrir de nouvelles voies. Il lui est même arrivé d’embarquer deux poneys pour rendre visite à des écoles de Saint-Paul et du Port, disposant d’une surface adéquate... Objectif : toucher un public nouveau, pas habitué à fréquenter les centres équestres. Désormais, elle vise les instituts spécialisés et les personnes handicapées y séjournant. Car l’équithérapie est devenue aujourd’hui une réalité. Et voilà comment l’Île aux poneys confère à l’équitation une nouvelle dimension.

    D.F.B

    dans le JIR 

    « à la Une du site de l'office du tourisme de st Paul!présentations des disciplines pratiquées »

    Tags Tags : , , , ,